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Pourquoi la circulation des camions-bennes n’a pas pu être réglementée sur la route de Kabala ?

Les conducteurs de camions-bennes sur l’axe Kalabancoro-Kabala sont toujours tenus pour responsable des accidents mortels. Des mesures de réglementation avaient été adoptées, mais n’ont jamais été respectées. Le blogueur Fousseni Togola s’en indigne.

À la demande des étudiants, après la mort de plus de quatre d’entre eux, percutés ou renversés par des camions-bennes, il avait été institué des mesures à respecter par les conducteurs de ces poids lourds de la route de Kalabancoro-Kabala. La mairie de la commune de Kalabancoro interdisait aux chauffeurs de camions de circuler de 6h à 9h et de 15h à 17h30  afin que les étudiants puissent circuler sans risque.

Mais après quelques jours seulement, les chauffeurs n’ont plus respecté cette mesure. Beaucoup se sont demandé pourquoi. La raison est simple pourtant : c’est parce qu’ils savent qu’ils sont bien protégés par les agents de contrôle de la circulation. Ces agents sont liés à ces conducteurs par un accord illégitime qui dit que chaque chauffeur doit payer quotidiennement 1000 FCFA pour soi-disant arranger la circulation.

Celui qui refuse de payer la somme, les agents se donnent le droit de le poursuivre au point d’occasionner des accidents. « Les gendarmes nous poursuivent souvent pour réclamer cet argent. Mais ce n’est pas une obligation puisque l’argent ne va pas dans les caisses de l’État. C’est juste pour un arrangement entre nous », témoigne Moussa Sidibé, un chauffeur de camion-bennes à Kalabancoro.

Les agents dépassent les limites

Notons que cette convention risque de ne pas tenir puisque les conducteurs trouvent que les agents dépassent souvent les limites jusqu’à aller les frapper en réclamant ladite somme. C’est le cas de Fousseyni Sanogo, qui a subi ce sort le 26 juillet : « Aujourd’hui, un agent m’a sifflé et même si je lui ai signifié que j’étais à mon premier passage, il m’a poursuivi. J’ai freiné pour lui demander d’attendre que nous arrivions à la station essence afin que je lui remette le cahier du véhicule puisque je n’ai pas encore d’argent, mais il a refusé et il m’a giflé », témoigne-t-il.  

Ainsi, les gendarmes et les chauffeurs continuent à mettre en danger les étudiants et autres passants de Kabala. C’est particulièrement honteux pour les agents qui sont supposés protéger la population, mais qui sont les premiers à violer les règles. Que diront-ils aux parents si d’autres étudiants perdent la vie sur cette route à cause de leur irresponsabilité ?

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