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24 candidats, mais à l’arrivée ce sera un seul président

La Cour constitutionnelle a publié la pléthore de candidats maliens qui prétendent au fauteuil du « Roi fainéant » (je n’y suis pour rien, promis). 1, 2, 3, 4, 5 : non en fait ils ne se comptent pas sur le bout des doigts. Anciens ministres, anciens chefs de gouvernement, le « Roi fainéant » lui-même et d’autres personnalités d’horizons divers : tout le monde veut être président. Dans cette flopée de candidats, il n’y a qu’une seule femme, Djénéba Ndiaye.

Dans les faits, au (grand) maximum quatre candidats peuvent espérer une éventuelle victoire. Au Mali tout est prévisibl, ou presque. A la fin nous aurons, parmi les 24 alpinistes qui tentent de grimper la montagne du pouvoir, un président, un opposant et les 22 autres vont devenir des ministres, en troquant leurs voix contre des postes et autres avantages. En tout cas, il faut de quoi compenser le minimum de 25 millions FCFA dépensé lors du dépôt des dossiers.

Pour ce scrutin, le président sortant est sans doute le favori. Pas pour avoir ramené la sécurité dans le pays, mis fin aux massacres intercommunautaires dans le Centre ou mis en œuvre un quelconque accord de paix. Mais tout simplement parce qu’il reste encore quelques sous dans les caisses de l’Etat après cinq années de scandales financiers. Véhicules, argent : tous les moyens étatiques sont utilisés depuis des mois sans scrupule au profit d’un seul, sous les caméras de la honte en matière de télévision et de médias.

IBK pourra difficilement battre campagne en mettant en avant un bilan. Ce n’est pas fortuit le folklore avec les rappeurs, la distribution d’argent à outrance par son fils et président de la commission Défense de l’Assemblée nationale, dont les vidéos pullulent le web. Le bilan de Boua est un flop absolu.

Tout sauf le président sortant

En face, il y a Soumaïla Cisse, chef de file de l’opposition. C’est sa troisième tentative. C’est une évidence, il a plus qu’envie de tâter l’ouate délicieux du fauteuil présidentiel. Il y a aussi des anciens Premiers ministres dont celui des « pleins pouvoirs » qui ne savait pas « à qui remettre sa démission », malgré sa nomination par un président lors de la transition de 2012. Il y a aussi tous les autres candidats de seconde zone. Mais tous semblent avoir un programme commun ; tout sauf le président sortant qui, lui, n’a plus qu’une phrase et une interrogation sur les lèvres : « j’ai trouvé un pays à terre » ou « qui aurait pu mieux faire que moi ?».

Dans cette escalade qui s’annonce sans pitié et avec son lot de coup bas, l’essentiel est de parvenir à éviter toute contestation à l’arrivée. Ce serait fort dommageable pour un pays déjà fragmenté par des conflits entre communautés et le terrorisme

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