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Tombouctou : à quand la paix ?

Randane Ould Barka a reçu le deuxième prix du concours Boukary Konaté, du nom du premier président de la Communauté des blogueurs du Mali (Doniblog), remis ce jeudi 27 décembre 2018 aux trois lauréats, parmi les sept participants figurant dans la liste de finalistes dégagée par la commission d’organisation. Dans son billet, il appelle à la cohésion à Tombouctou et partout au Mali.

La ville de Tombouctou, connue mondialement comme étant une ville de paix, d’accueil et d’hospitalité se trouve dans un état alarmant et très inquiétant. Tombouctou était jadis une ville prospère où tout le monde pouvait se sentir chez lui, où chacun se considérait comme frère et sœur sans distinction de race, encore moins de couleur.

À cette époque, la maison de tout un chacun était la maison de tout le monde : on y mangeait, on y buvait comme chez soi. Dans les ruelles, on pouvait apercevoir les gens de toutes les couleurs participant aux mêmes activités, en particulier les enfants.

Racisme et banditisme

Aujourd’hui, à cause de la crise qu’a connue notre pays le Mali, Tombouctou la mystérieuse est devenue une ville qui affiche une autre face. Une ville caractérisée par le racisme, le banditisme et le non-respect de la dignité humaine. À Tombouctou, ni une personne de couleur noire, ni même une personne modeste ne peuvent plus se permettre de s’offrir de belles choses tels qu’un véhicule de luxe, un portable couteux ou une précieuse moto, sans mettre leur vie en péril.

Tombouctou est devenue une ville où il te faudra choisir les quartiers où circuler. Les voitures étatiques et celles des ONG ne peuvent même pas faire le tour de la ville, de peur des enlèvements ou des braquages

Les populations vivent ensemble, chacun est sur ses gardes et se méfie de l’autre. Des gens se font assassiner à n’importe quelle heure de la journée sous les yeux des populations. A cela, s’ajoutent les actions des « perturbateurs publics », des gens qui ne se soucient de rien, possédant des armes, qui se permettent de troubler le repos de paisibles populations par des coups de feu interminables : ces gens raisonnent par le slogan : « La ville nous appartient ! ».

Nécessité d’une cohésion sociale

Cette situation qui caractérise la mystérieuse ne peut plus durer. Si elle profite à certains, la majorité des Tombouctiens appelle de leurs vœux la paix et le développement. En attendant la mise en œuvre du fameux accord de paix, les populations, qu’elles soient noires ou blanches, doivent se donner la main, car c’est dans la cohésion que tout le monde gagnera son pain. Les Arabes doivent respecter et considérer les Noirs, et vice-versa.

La ville de Tombouctou et le Mali entier appartiennent à tous les Maliens. Une entente est plus que nécessaire entre les natifs de Tombouctou et de tout le Mali, puisque les plus grandes victimes de cette situation sont les enfants, qui n’y sont pour rien et n’ont jamais rêvé d’avoir un destin pareil. Leur avenir semble être plus sombre et douteux. Il est nécessaire qu’on revienne à l’ancienne Tombouctou, à ses nobles valeurs, à cette époque où tout le monde n’était pas seulement Tamasheq, Arabe, Sonrhaï, etc., mais aussi Tombouctien, et surtout Malien.

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