Musique : 10 albums qui ont marqué l’histoire du rap malien
Source : Iba One Officiel
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Musique : 10 albums qui ont marqué l’histoire du rap malien

Dans ce billet, le blogueur Issouf Koné fait un flashback sur les 10 albums qui ont marqué le mouvement du rap malien.

10 – Yeli Fuzo, 2014, Tadaza

Yeli Fuzo, de son vrai nom Yeli Mady Konaté, membre du célèbre Fanga Fing, fait partie des rares rappeurs maliens à écrire en français. Son album Tadaza n’est pas celui qui l’a révélé mais demeure son œuvre la plus aboutie tant sur la forme que dans le fond. Il contient son célèbre « Ka na gnagami » en featuring avec Mokobe et Aliou Sangaré : un mélange de tradition et modernité. En plus d’être riche en collaborations, plusieurs thématiques sont abordées comme la promotion de la paix, la dénonciation de l’occupation du Nord par les groupes séparatistes, la valeur de la femme… On y retrouve de toutes les couleurs, un pur produit arc-en-ciel.

9 – Iba One, 2012, Rap champion et Dondô Temena (double album)

Le patron du Yerefo (égo trip), comme on l’a toujours surnommé, demeure l’un des acteurs incontournables du rap malien.  A son arrivée, il a changé la donne avec son écriture égo trip, mêlée à son flow d’une rapidité inégalable et sa voix imposante. Avec son double album, Rap champion et Dodo Tèmèna, sorti en 2012, il s’est forgé une notoriété au-delà des frontières du Mali, flanqué de son acolyte de l’époque, Sidiki Diabaté, devenu lui aussi une superstar.

8 – Fanga Fing,  2000, Fanga folo

La rage, voici ce qui caractérise à la perfection ce groupe qui, en 2000, année de la sortie de l’album Fanga folo n’a pas eu du mal à convaincre les férus de rap. L’album est une bombe avec une idéologie guerrière. Le titre éponyme, « Fanga », devient rapidement un tube.

7 – Tata Pound, 2001, Ni Allah Sonama (A Dieu le plaise)

Difficile de parler des tops albums eu rap malien sans évoquer Ni Allah Sonama du groupe Tata Pound, vendus à plus de 20000 exemplaires. Cet album a connu un succès fulgurant à sa sortie grâce à sa franchise. Dans « Mon pays SA » l’un de leurs titres majeurs de l’album, le trio Ramsès, Dixon et Djo Dama fustige les privatisations imposées par les ajustements structurels de la fin des années 80. Avec ce second bébé discographique, Tata Pound devient tout de suite l’un des groupes de rap les plus respectés sur le continent.

6 – Master Soumy, 2007, Tounkaranke

Soumi est le rappeur malien par excellence qui appelle les choses par leur nom, sans le moindre camouflage. On retrouve cette attitude dans tous ses albums : Sonsoribougou, Saraka ainsi que le dernier Gweleka. Mais surtout le premier Tounkaranke, qui demeure l’album qui l’a révélé au grand public. Cet album, riche en écriture, vaut à Ismaël Doucouré deux prix très importants un an après sa sortie : le trophée du meilleur parolier au Mali Hip-Hop Award 2008 et le Tamani du meilleur artiste rap en 2009.

5 – Amkoulell,  2007, Waati Sera

Amkoulel, de son vrai nom Issiaka Bâ, s’est fait remarquer depuis son premier album Infaculté, sorti en 2002. C’est cependant le troisième, Waati Sera, qui lui a véritablement valu une place incontournable dans le milieu du rap malien, dès sa sortie en 2007. L’œuvre est riche en sonorité avec des messages forts encourageant l’Africain à la prise de conscience. Le titre « Farafina » est jusqu’à présent l’un des plus gros succès du rap malien.

4 –Mylmo, 2014, Wilibali

A sa sortie, Wilibali s’impose tout de suite. La beauté de la plume se ressent tout au long du produit. Le titre « Fantabougou » devient tout de suite mythique, car il dénonce les réalités des bas quartiers. Dans le morceau « Bandiougou », Mamadou Soumbounou pointe la vénalité des parents qui violent le droit d’aînesse – sur lequel repose notre société- en étalant leur préférence pour le cadet lorsque celui-ci est plus riche que son frère. Ce titre inspire au rappeur son prochain album Le retour de Bandiougou, qui sortira en 2014.

3 – Rage, Cidew

Qui dit Rage dit d’abord « Votemania », un morceau qui a eu tellement de succès qu’il a fini par voler la vedette à l’album qui le contient, Cidew, signifiant en Bambara « les messagers ». Cet album reste à jamais gravé dans l’histoire du rap malien, car il est synonyme de combat réel pour une véritable démocratie, une liberté d’expression au sens propre du terme.

2 – Tata Pound, 2006, Révolution

Avec deux albums au sein de ce top 10, Tata Pound est indiscutablement le groupe de rap malien le plus légendaire. Dans Révolution, le combat entamé dans « Ni Allah Sonama » et « Cikan » se poursuit. Le trio est fidèle à sa rage. Une rage saine qui dénonce les rackets policiers, la mauvaise gouvernance…

Ainsi, dans le premier tube de l’album, « Monsieur le maire » le trio Ramsès, Dixon, Djo Dama, pour qui « le rap n’a de sens que lorsqu’il est engagé », met en scène la cupidité de certains maires qui oublient les promesses faites aux électeurs en s’adonnant à la vente illicite et la distribution de terrains. Le même registre de la dénonciation est repris dans le titre « Yèlèma » (le changement), où il est question de la vente des sociétés d’Etat, la privatisation de la Régie des chemins de fer, le bradage de l’énergie du Mali, l’emploi des jeunes, la santé…

1 – Les Sofas, Farafinnan farafinw

Farafinnan farafinw (Les Noirs d’Afrique) du groupe Les Sofas, composé à l’époque de Lassy King Massassy et Master T ne peuvent être oubliés. Premier album de l’histoire du rap malien et premier de ce top 10, ce produit, avec des thèmes axés sur la dénonciation des tares de la société, porte la voix du peuple et trace le chemin pour les plus jeunes comme Tata Pound, les Escrocs, Djata Sia etc…

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Les commentaires récents (0)

  1. C’est bien comme article mais vous avez oublier les albums les plus importants qui ont donnés une base au rap Malien . Le premier album de rap malien avec les Sofa. Vous avez oublier le premier album de zoto boys. L’un des albums qui ont donnés le goût du rap a beaucoup de maliens c’est le premier album de fanga fing quand yeli était encore dans le groupe.