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Les enfants démunis : parents pauvres des opérations Ramadan

Pendant le Ramadan, des actions sont menées pour aider les couches défavorisées. Le blogueur Tony Star regrette que les enfants démunis ne soient pas véritablement pris en compte.

La solidarité bat son plein pendant le mois de Ramadan. Des opérations de distribution de sucre, de paniers de rupture, de kits et de vivres sont multipliées par plusieurs associations, coalitions et Organisation non gouvernementales.

Certes, ces actions sont humanitaires et salutaires, mais il est déplorable qu’elles ne s’adressent pas aux plus nécessiteux : ces enfants qui sont orphelins ou issus de familles vulnérables.

Du m’as-tu-vu ! 

Il est presque impossible de donner le nombre d’organisations qui mènent ces actions de solidarité. Par contre, rares sont celles qui accompagnent, par exemple, les enfants démunis pour les préparatifs de la fête, qui couronne le Ramadan.

Selon l’activiste et influenceur, Bakary Shérif Traoré, ces organisations cherchent juste à attirer l’attention des partenaires : « Elles savent bien là où se trouve le besoin, n’y vont pas, mais préfèrent agir ailleurs et se vanter ensuite sur les réseaux sociaux. Je suis contre leurs gestes que je qualifie de publicitaires. C’est du marketing pour plaire aux partenaires !».

Il ajoute qu’à cause de la quête de médiatisation et de visibilité, la couche vulnérable de la population ne bénéficie pas de ces gestes comme il le faut, car « la solidarité ne doit pas se focaliser uniquement sur le mois de ramadan, mais au-delà ».

Un accompagnement social

Aminata Kouma est une responsable du consortium d’associations qui organise depuis quatre ans l’opération Ramadan à la Tour d’Afrique et dans certains hôpitaux. « Après notre première année de distribution de kits de rupture, nous avons commencé à collecter des habits auprès de commerçants et des personnes de bonne volonté. Nous les complétons avec le peu que nous avons dans notre budget afin de les partager entre les enfants défavorisés ».

Pour Adama Kouyaté, fondateur d’Initiative contre la faim et pour l’éducation des enfants (IFE-Mali), même si elles sont rares, il y a pourtant des associations qui font la distribution de vêtements, de viande et de boissons aux enfants à la veille même de la fête. Il cite, entre autres, l’Islamic-Relief et l’association Al barka de Daraja Haidara.

« Ce n’est pas seulement pendant le Ramadan et la fête qu’on doit accompagner les enfants, explique Adama. Ils doivent se sentir aimés par les autres, tout le temps, c’est important. Si on leur donne juste de quoi fêter, pour moi, c’est se moquer d’eux. Il leur faut un accompagnement social. » Le fondateur d’IFE-Mali par ailleurs invité « les ONG à s’impliquer davantage, à se mettre ensemble, à collaborer pour appuyer ces enfants car si les efforts sont réunis, on pourra faire mieux. »

Pour ma part, je demande aux organisations qui se disent humanitaires d’œuvrer dans le sens de leurs missions, à insérer désormais un programme spécial d’accompagnement des enfants défavorisés en période de Ramadan et de fête.

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