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Ousmane Diarra, l’espoir du conte au Mali

Né en 1960 à Bassala, dans le cercle de Kolondièba (Sikasso), Ousmane Diarra, écivain et conteur, a été élevé dans son village maternel, à Zankèbougou. Après avoir perdu ses deux parents à l’âge de 2 ans, il débute ses études dans la même localité, avant de rejoindre Bamako. L’homme qui n’aimait pas du tout étudier au début, et qui voulait plutôt être berger, est aujourd’hui l’une des grosses pointures de l’écriture africaine. Conteur, romancier, poète, novelliste, Ousmane Diarra est aussi bibliothécaire à l’Institut français du Mali. La blogueuse Niamoye Sangaré est allé à sa rencontre.

C’est entouré de livres, assis derrière son écran d’ordinateur que je retrouve Ousmane Diarra à l’Institut français. Il est d’un calme olympien et d’une timidité rare à laquelle il ne faut pas se fier, car c’est une apparence trompeuse.

Dès le bas âge, Ousmane a appris à s’exprimer par l’écriture car, confie-t-il, cela lui permettait de se libérer de certaines émotions sans pour autant être pris pour un fou : «Tout a commencé quand j’ai appris que ceux qui s’occupaient de moi depuis toujours n’étaient pas mes vrais parents et qu’en réalité, ceux-ci ont disparu sans laisser de trace. » Il a donc commencé à partager ses joies et ses peines avec sa maman à travers l’écriture. Et, depuis, Ousmane est tombé amoureux de l’écriture.

Les beaux contes se trouvent en Afrique

À l’époque, les villages étaient animés le soir par des enfants autour d’un feu de camp et un grand-père qui narre des belles histoires. Ousmane en a donc bénéficié. Il dit avoir des tas de contes en mémoire dont certains ont été mis sur papier, en clip vidéo et sur cassette audio (Les jumeaux à la recherche de leur mère, La princesse capricieuse, La longue marche des animaux assoiffés, Néné la chenille, Meyrin).

Ousmane Diarra écrit aussi pour le projet Conte-moi la francophonie. Mais, pour ce qui est de décider d’être conteur, c’était au cours d’un long stage en France qu’il s’est décidé. Un Africain venait de temps en temps conter aux jeunes, et Ousmane a réalisé qu’il pouvait utiliser toutes ses histoires en tête pour édifier, divertir et faire la promotion de la culture malienne.

L’un des objectifs de Ousmane Diarra est de léguer ces contes à la future génération, même si dans notre société le conteur est traité de ‹‹ Ziridala ››, qui désigne « le plaisantin » en langue bamanakan. C’est dans ce cadre qu’il anime depuis 1996 « L’heure du conte », à l’Institut français du Mali. Une vraie réussite, à en croire les parents qui amènent leurs enfants pour assister à ce rendez-vous, chaque samedi. « Diarra a une manière de conter sans égale. J’apprécie énormément ce monsieur et ce qu’il fait pour nos enfants qui sont aussi tombés sous son charme », confie Mme Traore Ami.

Ses enfants ne sont attentifs qu’aux contes d’Ousmane Diarra. Selon Ousmane, les plus beaux contes du monde se trouvent en Afrique et plus précisément au Mali : la preuve en est que les jumeaux à la recherche de leur mère a connu un grand succès.

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