Éditorial d'Adam Thiam : impérative mise à plat
Photocredit: image prise sur les réseaux sociaux.
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Éditorial d’Adam Thiam : impérative mise à plat

Samedi à Sévaré, la meute n’était pas belle à voir avec la bave aux lèvres et l’injure à la bouche. Idem pour le spectacle dramatique de pillards portant sur la tête qui des cartons,  qui un matelas.

Cependant, l’image qui fera le tour du monde et qui fera encore plus mal à l’honneur déjà bien éprouvé du Mali restera celle de ce véhicule des Forces armées maliennes chargeant le butin provenant des containers éventrés de la Minusma. Des forfaits en bandes organisées, qui,  comble d’indélicatesse, seront retransmis en direct sur les réseaux sociaux avec, il est vrai, des réactions contrastées. Lamentable, indignant, humiliant, pour de nombreux commentateurs.

Doit-on, du reste, en attendre moins d’une société qui garde encore des repères? Mais « bien mérité pour les forces étrangères » dépeintes comme des sangsues, des traitres venus poignarder le Mali, selon d’autres posts. Et c’est sur ceux-là qu’il convient de s’attarder tant ils font reculer ce que nous croyions être les lignes rouges d’une société qui sacralise l’hospitalité et la gratitude. Or, le rejet des forces onusiennes et de Barkane est une réalité dans un contexte sécuritaire extrêmement volatil au Sahel. Nul doute que ce phénomène est animé par des  leaders d’opinion qui sont loin de représenter les majorités. Mais celles-ci restent silencieuses et préoccupées par leur propre survie. Or celle-ci est menacée dans plusieurs parties du pays par les violences en cours. Dans ce contexte, il est plus facile de convaincre les masses d’ailleurs que ce sont les forces étrangères qui leur pourrissent la vie.

D’autant que tout l’accord pour la paix et la réconciliation est largement méconnu du pays et régulièrement instrumentalisé par les parties. D’autant que le « nœud gordien » que constitue Kidal n’est pas tranché. Et d’autant, enfin, que la culture locale donne toujours la trahison comme moteur de l’histoire. En tout cas, les tensions sont perceptibles et les griefs nombreux. Toute la question est de savoir si le Dialogue national inclusif en préparation arrivera à disperser les nuages en prenant le taureau par les cornes.

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Les commentaires récents (1)

  1. Ces images de véhicules de l’armée Malienne chargeant le butin peut faire le tour des galaxies et cela n’indignera personne. Le monde entier a déjà vu notre vaillante armée piller les locaux de l’ORTM après avoir fait un repli tactique devant quelques dizaines de combattants parmi lesquels il y avait des jeunes d’à peine 13 ans. Le monde a vu cette même armée encadrer des badauds pour aller rosser le Président de la République jusque dans son bureau. Le monde entier a vu les Maliens manifester devant les chancelleries étrangères pendant que dans la même ville, les rebelles par qui tout est venu peuvent organiser une conférence de presse pour revendiquer une attaque sur l’armée Nationale qui serait rentrée sur leur territoire. Le monde entier a vu les Maliens manifester pour apporter leur soutien à un groupe d’autodéfense qui les protège contre des bébés et leurs grand-mères endormis. Le monde entier continue de regarder le Président Malien passer l’essentiel de son temps dans son avion de «commandement» sillonnant le monde tout en sachant que son prix est celui de 7 hélicoptères d’occasion sur le marché Ukrainien et que cela pourrait sauver la vie de nos soldats régulièrement surpris et massacrés dans leurs propres garnisons. Le monde entier sait que notre armée en guerre et celle du VATICAN sont les seules à ne pas être dotées de moyens aériens et qu’en cela, nous ne voyons même pas qu’il y a vice de forme. Le monde ne saurait être étonné de nous voir lui faire porter le chapeau de nos revers militaires. On peut en citer jusqu’à l’infini…..

    Le monde est si préparé à voir tout dans ce pays que aujourd’hui le mauvais comportement d’une colonie de chimpanzés l’étonnera plus que celui des Maliens.

    C’est à ADAM THIAM que je demanderai de ne pas essayer de donner de l’importance à ses frères Maliens, nul ne se donne plus le temps de s’offusquer de leur comportements.