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Bac 2018 à Tombouctou : sit-in contre une « surveillance trop rigoureuse »

Le baccalauréat malien a pris fin ce jeudi. À Tombouctou, toutes les mesures ont été prises, cette fois,  pour éviter une fraude massive, à l’instar du DEF 2018. Des centaines de candidats ont réagi par un sit-in pour dénoncer  une « surveillance injuste ».

Ce jeudi, les élèves de Tombouctou ont terminé les épreuves du bac par un sit-in devant le lycée public pour dénoncer une surveillance « trop rigoureuse ». Selon eux, aucune marge ne leur a été laissée. Ils demandent, aux enseignants d’être cléments lors de la correction.

Contrairement aux autres années, et au DEF 2018, qui a donné lieu à de larges fraudes, la surveillance du bac 2018 a été faite en respectant les règles édictées. Si les élèves pouvaient utiliser le téléphone en salle sans s’inquiéter avant, cette année, aucun d’eux n’a eu la possibilité de s’en servir.

Fierté des enseignants

« Les enseignants ont décidé de se faire respecter à travers un baccalauréat digne de ce nom. Ainsi, ils ont fait une surveillance honorable, empêchant aux candidats l’utilisation abusive du téléphone et des brouillons. Du coup les candidats ont été paralysés, et n’ont pu rien faire », se réjouit Mahamane Baba, professeur de lettres.

Une semaine avant les épreuves, les professeurs avaient déjà pris des dispositions pour éviter d’éventuelles fraudes. Le collège des professeurs a demandé à chacun de faire preuve de professionnalisme.

Des brebis galeuses dans l’administration scolaire

Pourtant, la majorité des candidats avaient déjà des sujets traités la veille de chaque épreuve, ce qui signifie que certains responsables de l’administration les ont distribués. On peut même reconnaître l’écriture de certains sur les manuscrits qu’ils envoient aux élèves.

Il faut dire que cette année, cette rigueur risque d’impacter le taux de réussite, qui ne reflète pas toujours le niveau réel des élèves à cause de la fraude. En 2008, les seules académies de Tombouctou, Douentza et Mopti totalisaient plus de 70% de taux de réussite. Le taux national de 2017 était autour de 32%.

Si les enseignants continuent à faire preuve d’intégrité, peut-être que l’école malienne sera sauvée.

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