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J’ai des petits seins, mais le cancer du sein ne m’a pas épargnée

« Octobre rose » est un mois destiné à la sensibilisation et la lutte contre le cancer du sein. La blogueuse Nafmalook retranscrit dans ce billet le témoignage d’Aïssata, une jeune femme de 22 ans, qui a récemment subi une opération d’une tumeur de sein alors qu’elle a de petits seins.  Contrairement à ce qu’on croit, les femmes aux gros seins ne sont pas les seules victimes du cancer du sein.

« Je m’appelle Aïssata, j’ai 22 ans et j’habite à Bamako. Il y a quelques jours, j’ai été opéré d’une tumeur dans mon sein droit. J’ai eu de la chance car je suis étudiante en médecine. En classe, j’avais appris à palper mes seins, et j’ai remarqué il y a quelques jours la présence d’une boule dans l’un d’entre eux.

Après quelques jours d’angoisse, j’ai décidé d’aller voir un médecin, et mes craintes se sont confirmées. J’avais une tumeur dans mon sein droit et je pouvais être opéré avant qu’elle ne gangrène.

Depuis une semaine, mon opération a été effectuée, et je m’estime heureuse d’avoir détecté mon cancer à temps. D’ailleurs, il y a eu plus de peur que de mal. J’étais quand même étonnée car, malgré mes études, j’ai toujours cru que les personnes ayant de gros seins ou un âge avancé étaient les seules potentielles victimes du cancer des seins. Je me sens énormément triste de savoir que beaucoup de jeunes filles comme moi à travers le monde continuent à croire ça. Moi j’ai des petits seins et je n’ai pas été épargné.

Les hommes sont aussi concernés                   

Si je dois passer un message, c’est que tout le monde comprenne que le cancer du sein n’épargne personne. Que vous soyez une jeune fille ou une femme âgée, il est très important de se palper régulièrement et de voir un médecin chaque fois qu’on voit ou qu’on sent quelque chose de suspect dans nos seins.

Il faut aussi que les gens comprennent que le sexe féminin n’est pas la seule cible du cancer des seins. Les hommes aussi en sont victimes, et ils représentent 1 % de l’ensemble des cas. Les symptômes, l’évolution de la maladie et la prise en charge (diagnostic, traitement, suivi) sont sensiblement identiques chez l’homme et chez la femme.

Comme j’en ai fait l’expérience, la maladie n’est plus une fatalité grâce à l’énorme progrès de la médecine, mais le plus gros du travail reste la sensibilisation et la prise de conscience chez les gens. N’hésitez pas à en parler autour de vous. »

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