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L’État malien devrait nourrir les étudiants sur les campus

À l’université, les étudiants résidant sur le campus de Badalabougou vivent le calvaire au quotidien : manque de nourriture et coupures récurrentes  d’eau et d’électricité. Le blogueur Ibra demande à l’État de prendre le campus entièrement en charge pour que les étudiants puissent évoluer dans de bonnes conditions.

Le campus est censé être un lieu d’apprentissage, de repos et de sérénité pour les étudiants n’ayant pas les moyens et vivant loin de leur famille. Mais il est devenu plutôt un lieu de galère.

La plupart des internés manquent de moyens pour acheter de la nourriture car tout le monde n’a pas accès à la bourse. « Certains d’entre nous peuvent passer une journée sans manger faute de moyens », témoigne un étudiant.

Coupures d’eaux et d’électricité

Contrairement au campus de Kabala qui est bien équipé, avec assez d’espaces, celui de Badalabougou est délaissé. « Les internés vivent dans de bonnes conditions ici, témoigne une étudiante révoltée qui loge au campus de Kabala, alors que nos confrères de la colline de Badalabougou vivent parfois à 8 par chambre et sur des lits superposés, dans un espace très restreint. D’autres sont obligés de dormir devant la porte par manque de place, alors qu’on leur fait payer 10000 FCFA par mois. C’est une insulte pour les étudiants . »

Comme un malheur ne vient jamais seul, les étudiants sont obligés de faire face aux coupures incessantes d’eau et d’électricité. « On peut faire deux jours sans eau ni électricité, raconte un étudiant. Nous ne pouvons pas bien étudier dans ces conditions ».

Défaillance de l’AEEM et de l’Etat

Malgré tous ces problèmes que rencontrent les étudiants, l’Association des élèves et étudiants du Mali (AEEM) ne joue pas son rôle, qui consiste à plaider leur cause. « L’AEEM, qui doit être notre bouche, nos yeux et nos oreilles, ne s’intéresse même pas à notre calvaire, n’expose pas nos problèmes et ne revendique pas nos droits mais ses propres droits », se lamente un étudiant.

Je remarque également que l’État malien est comme les sapeurs-pompiers. Tant que le feu ne grandit pas, il n’intervient pas. Je propose donc à notre gouvernement  de prendre en charge entièrement le campus. Ceci signifie exactement que l’État doit nourrir les étudiants qui n’ont pas les moyens de se prendre en charge eux-mêmes.

Comme dit la maxime, « ventre affamé n’a point d’oreilles ». Si les étudiants ne sont pas nourris, ils n’apprendront rien à l’université et ils ne serviront pas grand-chose au pays qui a tant besoin de têtes bien faites. Il faut que l’État considère que la prise en charge des étudiants est un investissement à long terme.

Il faut aussi que d’autres bâtiments soient construits et que ceux existants soient rénovés. Les étudiants sont l’élite de demain, ils ont besoin d’étudier dans les meilleures conditions possibles.

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