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Présidentielle : les Maliens ont échoué à rajeunir leur classe politique

D’après les résultats provisoires du premier tour de l’élection présidentielle publiés ce jeudi, le président sortant Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) et le chef de file de l’opposition Soumaïla Cissé se disputeront le deuxième tour.   Ce résultat montre que les Maliens ont échoué à rajeunir  leur classe politique, écrit le blogueur Fousseni Togola.

Au deuxième tour, les Maliens devront choisir entre  Soumaïla Cissé et le président sortant IBK. C’est le scénario  de 2013 qui se répète. À l’époque, Dr Oumar Mariko disait qu’«entre deux maux, il faut choisir le moindre». Apparemment, le peuple malien a suivi cette analyse et a voté pour IBK, considéré comme le moindre mal des deux.

Cette année, la situation semble plus compliquée. Nous savons que beaucoup considèrent le bilan du président IBK comme catastrophique, et accusent le président  d’avoir laissé libre cours au favoritisme, au clientélisme, à la corruption voire à la mauvaise gouvernance. Durant les cinq ans de son mandat, le peuple s’est énormément plaint.

Vétérans de la politique

Quant à Soumaïla, les dix ans qu’il a passés à la tête de la Compagnie Malienne pour le développement des textiles (CMDT) ont fait que les citoyens ne lui font plus trop confiance en matière de gestion des affaires publiques. Il a été  accusé de détournement de fonds de l’État. Même s’il a démenti cette accusation, cela reste gravé dans la mémoire des Maliens.

Outre cela, les deux challengers sont considérés comme des vétérans de la politique malienne, ils ont été plusieurs fois ministres, ils ont donc une part de responsabilité dans l’état actuel du Mali.

Mon rêve et celui de beaucoup de Maliens était de saisir cette élection présidentielle comme une opportunité pour rajeunir la classe politique en confiant ce pays à des hommes nouveaux. Avec les résultats de ce premier tour, nous voyons que cet objectif a échoué. Encore une fois, les Maliens devront se contenter de choisir le moindre mal au deuxième tour.

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