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La route Bamako-Kayes est-elle toujours une route nationale ?

La route Bamako-Kayes est dans un état lamentable, alors que c’est une route nationale par laquelle passent beaucoup de marchandises importées ou exportées. Nous devons tout faire pour qu’elle soit réparée dans les meilleurs délais, écrit le blogueur Oumar Sy.

Nous avons quitté Bamako vers 06 heures du matin dans un bus de transport en commun avec une ambiance particulière car nous étions entre amis. Depuis Kati, nous avons commencé à constater l’état calamiteux de la route. Au fur et à mesure que le bus avançait, notre constat devenait de plus en plus amer.

Il est difficile d’appeler cela une route nationale, alors que cet axe est l’un des plus importants par lequel transite une part très importante des marchandises importées ou à destination de l’extérieur.

L’état de la route

La route est jonchée de trous, de virages, de mauvais bitumage. A maintes reprises, surtout entre Kati-Didiéni, on avait parfois l’impression que le bus allait se retourner, tellement il tanguait en essayant de contourner les nids-de-poule par-ci par-là.

Pour un parcours qui devrait durer 10 heures, il nous a fallu 15 heures.  Le taux d’accidents sur cette route est tellement élevé. Nous avons assisté à des ramassages de débris de certains véhicules. Nous avons vu des transporteurs obligés de passer la nuit à mi-parcours car un véhicule tombé avait barré la route.

A qui la faute ?

Le gouvernement est le premier responsable de cette situation car il est de son devoir de mettre en valeur les infrastructures de notre pays et de faciliter le transport et le commerce entre les différentes régions. Les routes qui sont construites ont une espérance de vie extrêmement réduite, probablement parce que ceux qui négocient les marchés mettent dans leur poche une partie importante de l’argent public destiné a la construction de ces infrastructures.

J’accuse également le silence complice de la population, muette sur cette situation,  alors que c’est sa contribution fiscale qui fait fonctionner l’Etat. Elle peut tout simplement montrer son indignation comme l’a fait la jeunesse de Kati, et réclamer des comptes aux autorités pour qu’ils expliquent à quoi servent les impôts.

Les routes en bon état sont l’un des premiers piliers du développement. Nous devons tout faire pour exiger que la route de Kayes soit réparée et dans les meilleurs délais.

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