#CoolAvecLaNature : la e-mobilité, une solution pour atténuer les émissions de gaz à effet de serre
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#CoolAvecLaNature : la e-mobilité, une solution pour atténuer les émissions de gaz à effet de serre

La mobilité électrique est au cœur des stratégies de transport actuelles pour minimiser les effets du changement climatique. La e-mobilité peut-elle être une solution durable face au réchauffement du climat ?

A l’occasion de différentes conférences des parties (COP), les États membres ont pris des engagements pour aller vers une transition énergétique, en se tournant vers les énergies renouvelables comme alternative à la dépendance aux énergies fossiles. Dans le secteur des transports, ce virage implique des préalables, notamment l’augmentation du parc auto et moto électriques.

Au niveau national, avec les différentes contributions déterminées, le Mali est en train d’aller vers cette transition énergétique. Selon le directeur exécutif de Mali-Folkecenter Nyetaa, Mamadou Karamoko Diarra, la pollution liée au transport est très importante. « Les maladies dues à l’émission de gaz à effet de serre sont devenues courantes. Surtout dans les agglomérations où il y a une concentration d’engins fonctionnant à base de carburant fossile », explique-t-il.

Les avantages liés à la mobilité électrique sont nombreux, affirme M. Diarra, qui cite entre autres la protection de l’environnement, la limitation des émissions de gaz à effet de serre et l’amélioration du cadre de vie avec la réduction des nuisances sonores causées par les automobiles à moteur diesel.

L’accès à l’électricité

Notre interlocuteur prédit que dans quelques années, il y aura un boom de motos électriques au Mali. Pour préparer le terrain, Mali-Folkecenter Nyetaa a expérimenté un modèle de tricycle moderne qui fonctionne à l’électricité.

Toumani Coulibaly est le président du syndicat des conducteurs de tricycles qui ont participé à cette phase d’essai. « Il y a beaucoup d‘innovation avec le tricycle électrique. C’est plus flexible, facile à conduire. Il fait moins de bruit et n’est pas polluant », témoigne M. Coulibaly.

Néanmoins, l’utilisation de ces moyens de transport nécessite beaucoup d’électricité et un autre défi se pose : les nouveaux tricycles fonctionnent avec des batteries rechargeables. « Le problème qui se pose est l’accès à l’électricité. Les batteries ont une certaine autonomie. Si elles se déchargent, le temps de les recharger, cela peut faire perdre des clients », s’inquiète Toumani Coulibaly.

A cela, s’ajoute le problème du recyclage des batteries. Selon M. Diarra, le recyclage des batteries est obligatoire, car elles contiennent des matières nuisibles pour l’environnement. Il recommande des unités d’accompagnement pour recycler ces batteries et créer des emplois verts.

Par ailleurs, M. Diarra plaide pour une politique nationale, un cadre réglementaire pour la gestion de la mobilité électrique. Il s’agit d’une législation, des normes de commercialisation, des infrastructures adéquates, etc.


Cet article a été publié avec le soutien de l’ONG Mali-Folkecenter Nyetaa à travers le projet Innov-ReC

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