#EllesFontFace : les femmes activistes victimes de harcèlement en ligne
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#EllesFontFace : les femmes activistes victimes de harcèlement en ligne

La pandémie liée au coronavirus qui sévit dans le monde a porté un sérieux coup aux droits des femmes. Certaines sont régulièrement victimes de harcèlement en ligne.

Au Mali, les violences basées sur le genre (VBG) ont connu une hausse considérable durant cette période de restrictions dues à la Covid-19. Les restrictions liées aux mesures édictées ont provoqué une présence plus accrue des femmes en ligne, soit pour le travail, soit pour le divertissement ou des activités sur les réseaux sociaux. Menaces physiques, harcèlement sexuel, insultes et humiliations constituent les violences faites aux femmes sur les réseaux sociaux.

Les menaces physiques sont le lot de nombreuses femmes présentes sur les réseaux sociaux pour diverses raisons. Il est facile de s’attirer des menaces physiques sur les réseaux sociaux quand on s’identifie comme une personne de sexe féminin s’exprimant sur les questions relatives aux droits des femmes. Ces menaces visent généralement à intimider les femmes qui s’expriment sur des sujets que ces individus pensent être leur chasse gardée.

Adoption d’une loi contre les VBG

Dans le contexte du Mali, les femmes activistes qui utilisent les réseaux sociaux pour faire la promotion des droits des femmes reçoivent très souvent des menaces accompagnées d’insultes. « Si les menaces sont à peine voilées en commentaires et ont la forme d’intimidation, elles sont très violentes et directes en inbox », confie une blogueuse qui milite pour l’adoption d’une loi contre les violences basées sur le genre (VBG) au Mali.

« Ils appellent mon conjoint pour lui dire que je dois arrêter de m’exprimer sur le sujet et lui font savoir que je mets ma vie en danger en continuant à m’exprimer sur les droits des femmes sur les réseaux. Ce dernier, pris de peur, se met à vouloir m’empêcher de m’exprimer sur le sujet. C’est minable comme méthode », regrette-t-elle.

« Revenge porn »

Le harcèlement sexuel et le « revenge porn » sont l’une des violences en ligne qui affectent le plus les femmes.  Le « revenge porn » consiste à rendre public, sans consentement, des images érotiques privées.

Il suffit de mettre une belle photo de soi sur son profil pour s’attirer les commentaires sinon des compliments mal placés. Bien que les politiques des plateformes en ligne permettent à l’usager de bloquer le harceleur et de mettre fin à tout contact virtuel avec ce dernier, il est cependant plus difficile de circonscrire le « revenge porn ».

On peut passer par une sensibilisation des femmes qui sont le plus souvent les victimes d’anciens petits amis revanchards. Nombreuses sont les femmes maliennes qui craignent la vengeance d’un ancien compagnon ou l’action d’une rivale entrée en possession d’une vidéo compromettante. Ces actes d’humiliation ont un incident majeur sur l’équilibre psychologique et moral des femmes.

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Les commentaires récents (5)

  1. Bonsoir
    J’aimerais parler à propos des images ou vidéos érotiques faites par les femmes .
    Mais je ce sais ce qui vous pousse à faire ces genres de vidéos tout en sachant que cette vidéo peut faire fuite .
    Si vous faites ces vidéos et qu’on vous harcèle après cela est de votre faute , mais imaginez si vous n’aviez pas fait la vidéo vous ne seriez pas victime de menaces ou d’humiliations alors les femmes réfléchissez milles fois avant de faire ces genres de trucs .
    Que Dieu nous préserve Amina