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Octobre tragique sur le fleuve Niger

Entre le 8 et le 22 octobre 2018, la région de Tombouctou a enregistré trois chavirements de pinasses faisant plus d’une trentaine de morts et plusieurs blessés. Le blogueur Almoudou Bangou appelle les autorités nationales à bien règlementer le transport maritime pour éviter ou réduire au minimum ce genre d’accidents.

Le premier accident s’est produit le 8 octobre dernier aux environs de 22h au large de la ville de Diré. Une pinasse transportant sept passagers a chaviré à quelques encablures du quai, faisant trois morts, tous des élèves-maîtres venus du sud du pays pour leur recyclage. Moins d’une semaine après, le 13 octobre, deux autres embarcations avec quarante-huit passagers ont chaviré à Arnasseye dans la commune de Bourem Inaly le samedi 13 octobre.

Le bilan fait état de vingt-six morts parmi lesquelles ving-deux corps repêchés. Ce n’est pas tout. Une autre pinasse a chaviré le 22 octobre, entre Tondi-Farma et Tonka dans le cercle de Goundam, région de Tombouctou. De sources locales, le bilan provisoire serait de quatre morts, dont deux enfants et vingt-cinq rescapés retrouvés. Les recherches continuent.

Des embarcations surchargées

Comment est-il possible que trois pinasses aient des accidents mortels pendant une période de temps aussi courte ? « Nous sommes souvent confrontés à la montée des eaux. La puissance du vent et le brouillard nous contraignent. C’est pourquoi ce genre d’accident arrive », a indiqué Oumarou Hamma, un pinassier. Cependant, plusieurs sources déplorent la surcharge des embarcations de fortune. « Les pinasses sont très généralement très surchargées. À peine si un passager arrive à bien siéger. Les uns s’assoient souvent les uns sur les autres », témoigne  un passager qui voyage souvent sur les pinasses.

Les embarcations de fortune de plus en plus nombreuses

Ce n’est pas surprenant. Aujourd’hui, les embarcations de fortune inondent le transport fluvial, surtout pendant l’hivernage où les routes reliant la région de Tombouctou aux autres contrées du Sud sont envahies par les eaux de ruissèlement. Le transport fluvial sur le Niger constitue une alternative aux usagers des régions du Nord pour éviter les tracasseries routières.

Les routes deviennent de plus en plus infréquentables à cause des braquages et extorsions des biens. Les pinassiers y voient une occasion en or pour s’enrichir en trichant sur les normes de sécurité. Certains passagers nous ont dit que beaucoup d’embarcations ne disposent même pas de gilets de sauvetage.

Cette situation ne peut plus continuer. Les autorités maliennes doivent bien réglementer le transport maritime, préciser les conditions que les propriétaires des embarcations doivent respecter et punir sérieusement les contrevenants.

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