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Twittoscopie : les 50 millions de tous les débats

Une affaire de cinquante millions, ce n’est pas un simple jeu. En cette période de vaches maigres, que dis-je, de taureaux chétifs, ça change une vie, 50 millions. Enfin, qui refuse une cinquantaine de millions en a le triple, m’a dit un sceptique. La twittosphère malienne, en tout cas, n’est pas restée en marge de cette histoire. À défaut de l’avoir à en baver, n’est-ce pas déjà quelque chose ?

Le président du Haut conseil islamique du Mali (HCIM), l’imam Mahmoud Dicko, 64 ans, a dit non à l’aide proposée par le gouvernement à l’occasion de la prière pour la paix et la réconciliation du 10 février dernier, au Stade du 26 mars de Bamako, qui a mobilisé environ 60 000 personnes, à en croire certains médias. Un geste qui, au-delà d’avoir fait grincer bien des dents, a tout de même fait grimper sa cote de popularité. N’était-ce pas ça le but ? L’argent est venu en espèce, du cash comme on le dit, à croire que le Haut conseil islamique n’a pas de compte bancaire !

Accusé de tentative de corruption ou de sabotage, le Premier ministre Soumeylou Boubeye Maïga, n’a pas hésité à riposter. Le « Tigre », comme on l’appelle, s’est rendu compte qu’il n’avait pas le monopole de la sérénité et que la contre-attaque était l’option appropriée du moment. Nous sommes, après tout, dans une bataille au sens propre du terme, il ne faudrait pas l’oublier. Sa démission, qui fut l’un des sujets à l’ordre du jour, était visiblement la demande de trop. On touche à tout sauf à la moustache au fauteuil du tigre.

Un meeting a eu lieu, mais il semble avoir viré à une tentative de récupération politique, selon certains. Des personnalités politiques de l’opposition et des anciens amis du régime étaient tous de la partie.

Je crois qu’une chose est certaine : le peuple doit se réveiller et prendre son destin en main. Tantôt 100 millions à tel leader religieux pour de simples bénédictions, tantôt 50 millions à un autre, pour un simple meeting pendant que d’autres citoyens peinent à vivre. Pour parler comme un religieux en colère : « Arrêtez-moi ce bazar, Allah n’aime pas cela ! »

 

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