Concours : culture générale, la bête noire des candidats
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Concours : culture générale, la bête noire des candidats

La culture générale, l’une des épreuves phares de tous les types de concours au Mali, fait perdre d’énormes points à bon nombre de candidats.

Pouvoir s’exprimer correctement et de façon satisfaisante en français devient de moins en moins évident pour les élèves et étudiants. Or le Mali a fait le choix du français comme langue officielle. Raison pour laquelle on s’assure qu’à travers l’école, tous les élèves puissent l’apprendre et le comprendre. Malheur de notre temps, ces derniers laissent constater, de plus en plus, de sérieuses lacunes dans l’utilisation au quotidien du français.

Les règles d’orthographe, de grammaire ou encore de conjugaison ne sont que peu maîtrisées par les apprenants. Pourtant, il est généralement soumis aux candidats à divers concours d’entrée dans des établissements d’enseignement ou dans la fonction publique une épreuve dite de culture générale. Il est attendu des candidats, à travers cette épreuve, une certaine aisance dans l’analyse d’une situation ou d’une pensée, l’expression de ses points de vue, l’argumentation ou la capacité à convaincre à travers une prise de position. Il s’agit donc d’apprécier la capacité d’un candidat à pouvoir exprimer ses idées d’une manière logique et organisée dans un français correct.

L’épreuve de culture générale est devenue la bête noire de beaucoup de candidats aux différents concours. Des difficultés déjà à comprendre l’énoncé du sujet : généralement une citation ou une invitation à donner son point de vue sur telle situation ou telle actualité du moment.

Baisse de niveau

Lorsque le sujet est déjà mal compris, il est difficile de pouvoir le traiter. « Nos élèves et étudiants ont un problème de vocabulaire. Connaître le sens des mots et pouvoir les utiliser à propos est difficile pour eux », déplore M. Traoré, professeur de Lettres, qui a également l’habitude de participer à la correction des épreuves de culture générale lors de différents concours. « Quand tu corriges certaines copies de candidats, tu te prends la tête, tellement le niveau d’expression en français est catastrophique », ajoute-t-il.

Pour Kalifa Diarra, maître de premier cycle de l’enseignement fondamental, malheureusement la baisse de niveau quant à l’expression en français est un « problème qui se situe à tous les niveaux et même chez les enseignants eux-mêmes qui doivent former les enfants ».

Sidibé ajoute que certains candidats sont si impuissants face aux épreuves de culture générale qu’ils ne manquent pas de supplier les potentiels correcteurs de leurs copies en implorant leur indulgence sans pour autant fournir des efforts pour traiter le sujet.

L’épreuve de culture générale exige de la part des candidats de la lecture pour nourrir l’esprit, apprendre et avoir des idées, de la formation pour corriger ses lacunes en français. Sans quoi, ils réussiront difficilement à cette épreuve qui leur fait coûter d’énormes points aux différents concours.

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Les commentaires récents (7)

    1. Le bamanakan n’est pas notre langue. En tout on a 13 langues nationales donc arrêtez de fatiguer les gens avec vos conneries de bamanakan notre langue.

  1. c’est un problème qui me préoccupe énormément et ces lacunes vont de mal en pire. la solution n’est clairement pas de changer de langue officielle mais de revoir l’éducation sur tout les plan. les parents ont démissionné et les centres d’intérêt des enfants sont devenus les réseaux sociaux d’où autant de dépravation. j’ai pas grand espoir sur le changement puisque peu de gens en prennent conscience.