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Lettre de la femme d’un soldat malien tué à Dioura : « on a mal »

Le dimanche 17 mars, la base militaire de Dioura, dans le cercle de Tenenkou (Mopti), a été attaquée. Le bilan officiel fait état de 23 militaires maliens tués. Ce lourd bilan a suscité la colère des familles de militaires, qui ont marché aujourd’hui à Ségou et à Sevaré dans le centre du Mali. Ce matin, à Ségou, la femme d’un militaire brandissait durant la marche une lettre que Benbere reproduit ici. 

« On ne peut pas comprendre qu’il y ait  des hélicoptères au Mali et qu’ils ne réagissent pas en cas d’attaques. Vous parlez du camp à Dioura,  il faudrait le baptiser au nom de « Plein air de Dioura ».  Tous les Maliens connaissent le budget annuel  de l’armée et pendant ce temps, le « plein air de Dioura » n’est pas clôturé. Où est ce budget ?

Nos maris sont privés de leurs propres primes globales, d’alimentation spéciale (PGAS). Ils sont très mal nourris en brousse.

Je lance  un appel à la population  de ne pas  rester et  regarder  ce genre d’actes. Ce n’est pas simplement une affaire des militaires, mais aussi celle de toute la population malienne. Si les militaires qui doivent sécuriser la population sont abattus de la sorte,  qui va nous sécuriser ?

Vraiment, on dirait qu’en finir avec la guerre n’est pas le souci de ce gouvernement. Où sont les généraux qui ont fait les écoles de guerre dans les différentes grandes puissances ? »

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Les commentaires récents (3)

  1. Arrêté svp,on sais très bien que les armes son bien paye maintenant et bien nourri, le problème est que les armes sont là pour amusement, au lé de ,de vous occupe de rebelles,il passe leurs temps de leurs amusé ou de boire, sinon nos armes sont plus fort qu’eux, wly réflexion avant de réagi

  2. Voilà une question qui mérite bien réponse. Je le rappelle avait été choqué lors d’une rencontre de change sur la participation des femmes aux conflits armés. Je disais: « Chez nous, c’est les caporaux et autres subalternes qui partent à la guerre, qui ont le droit de mourir gratuitement alors que les (généraux) qui ont soit disant étudié la guerre se font le bidon (gros ventre) dans des bureaux climatisés ». Fin de citation.
    Une femme colonel de l’armée qui était là m’avait répondu que non, même les généraux font la guerre chez nous et qu’ils mènent toujours les troupes au combat. Le hic est que: on n’a jamais appris, telle troupe menée par tel général ou encore tel général mort ou blessé dans l’affrontement ou l’attaque de tel localité. C’est toujours caporal, 1re classe, sergent… que des subalternes.

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