La saison fraiche, le calvaire des sans domiciles fixe !
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La saison fraiche, le calvaire des sans domicile fixe !

Entre décembre et mars, la fraicheur est fatigante. Nous sommes pressés de rentrer à la maison afin de se laver avec de l’eau chaude, manger un repas bien chauffé avant de rejoindre notre lit bien couvert. Qu’en est-il des personnes qui vivent sans domicile fixe?

Les fins d’année sont marquées par le froid presque partout dans l’hémisphère nord. Si la majorité des gens ont de quoi à se protéger, d’autres, par contre, ne mangent pas à leur faim et passent des nuits glaciales dehors.

Au Mali, les sans domicile fixe sont devant les mosquées, dans les rues, sous les échangeurs, au bord des routes, et même sous les ponts. Souvent leurs habits sont déchirés et ne sont pas adéquats pour contrer la fraicheur, en plus du manque de couverture.

Pensons à ces personnes

Ils craquent de froid et sont à la merci des maladies pulmonaires. A travers nos gestes, nous pouvons sauver des vies. L’estomac vide est dangereux, mais deux fois plus dangereux en saison de fraicheur.

Devant la grande mosquée de Bamako, la situation est déplorable. Plusieurs personnes âgées sont là, à la merci du vent violent et du froid. Ce n’est pas par choix mais par manque de moyen : « Mon enfant, je me suis retrouvé dans la rue après le décès de ma femme. Depuis, je vis souvent dehors et souvent dans les maisons en chantier. Je suis seul sans enfants et je n’ai plus la force de travailler », m’a dit le vieux Seydou, qui était un vigile et gagnait un peu d’argent par mois quand il en avait encore la force. « A l’époque, ce que je gagnais, ajoute-t-il, suffisait pour vivre et louer au moins une chambre. Mais aujourd’hui c’est différent. »

Le cas de Yacouba est très différent. Il dit que la fraicheur n’est pas le premier de ses soucis : « Je ne sens pas la fraicheur car j’ai une douleur plus grave. Un mal de dos terrible. Je suis venu du village dans l’optique de gagner de l’argent pour me faire soigner. Je suis vieux sans force. Qu’est-ce que je pourrais faire si ce n’est mendier ?» lance-t-il, désolé.

Mariam, elle, est une vieille qui n’a pas d’enfants et son époux est décédé il y a des années : « Je soufre, mais je remercie Dieu car grâce à une personne généreuse, je ne dors pas dehors comme certains. J’ai très peur du froid ».

Des personnes comme eux, il en existe des centaines autour de nous.

Offrons ce que nous n’utilisons plus

De simples gestes peuvent sauver des vies. Nous passons presque tous les jours devant des personnes sans-abri. Quelques mots et des sourires peuvent les aider psychologiquement à supporter le froid. Expliquons leur l’importance de ne pas rester statique, pour ne pas tomber en hypoglycémie.

Selon Docteur Lassine Traoré que nous avons joint par téléphone l’hypoglycémie est due au manque du taux de sucre normal dans le corps, cette pathologie peut se manifester à n’importe quel moment quand le taux de sucre est inférieur à 0,70g par litre dans le corps, mais la manifestation est encore plus rapide quand il fait frais.

Il nous explique par ailleurs que « l’hypothermie est le manque de chaleur dans le corps. Quand le corps ne produit pas plus de chaleur et reçoit une forte fraicheur. Mais il faut comprendre ce n’est pas une maladie mais la domination de la fraicheur dans le corps »

Si l’on n’a pas les moyens de les loger, pourquoi ne pas acheter des couvertures ou des draps et les distribuer à ces personnes selon nos moyens ? Ça pourrait vraiment aider !

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Les commentaires récents (2)

  1. Vous savez après avoir lu l’article je me suis senti un peu mal à l’aise. Pourquoi ? Nous avons l’habitude de voir ce genre d’acte que ce soit dans les documentaires, les films mais il ne nous viendra pas l’ésprit de les appliquer.

  2. Sa me fond tellement le coeur 😥😥et cela me booste à doublé d’effort en classe pour finir mes études décroché un bon job et pouvoir les aider