tuer hippopotame
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Non, il n’y a pas de fierté à tuer un hippopotame !

C’est vrai, la vie d’un homme est chère. Celle des animaux aussi. Surtout lorsqu’il s’agit de ceux qui sont en voie de disparition. Dans ce billet, le blogueur Youssouf Cissé lance un cri du cœur, déçu après que les photos d’un chasseur ayant abattu un hippopotame ont été fièrement exposées sur Facebook.  

Certains chasseurs maliens ne comprennent toujours pas qu’on ne doit plus, à ce jour, tuer n’importe quel animal. Le cas de Moustapha Diallo, de Farabana, un village près de Bamako, en est l’exemple typique. Le 4 février dernier, des photos circulant sur les réseaux sociaux, le montraient à côté d’un énorme hippopotame sans vie, qu’il désignait avec la fierté d’un lutteur traditionnel sénégalais. Sur certaines photos, la tête de l’animal exposée isolée et sur d’autres, l’animal découpé en plusieurs morceaux.

L’auteur de l’acte, après la publication de ses photos, a été servi de tous les côtés car les « Facebookers » ne se sont pas fait prier pour le remettre à sa place. « Tuer un hippopotame dans le fleuve et le prendre en photo comme si c’était un acte d’héroïsme », pouvait-on lire. « Si tu es fort, vas au nord ou au centre du pays au lieu de t’en prendre à un pauvre animal », disait un autre commentaire. Quelques temps après, l’auteur a dû effacer sa publication.

Ces actes doivent nous faire mal. Surtout lorsqu’on sait que nos eaux hébergent de moins en moins d’hippopotames à cause de nos chasseurs, qui tirent sur tout ce qui bouge. Cet animal d’ailleurs ne commence à se reproduire qu’entre 6 et 13 ans pour les mâles et 7 à 15 ans pour les femelles. Les petits hippopotames, eux, naissent toujours à la saison des pluies et l’hippopotame est un grand mammifère sédentaire qui a une durée de vie allant de 30 à 40 ans. Si l’on n’y prend garde, d’ici quelques années, ces derniers vont transhumer pour d’autres cieux plus propices pour leur vie.

« Quand un hippopotame est agressif, il devient dangereux pour la population, du coup l’éliminer peut-être une priorité. Mais même pour le faire, il faudrait avoir une autorisation. Si ce n’est pas le cas, tuer un hippopotame paisible qui n’a rien fait, c’est triste », réagit Ousmane, un internaute.

Pourtant, l’hippopotame n’est pas agressif

L’hippopotame, ce gros animal dont le pays (Mali) porte le nom, est connu pour sa timidité et son amour du secret et n’est donc pas agressif. Il ne s’approche jamais des lieux beaucoup fréquentés par les hommes et n’attaque que lorsqu’il se sent lui-même agressé. Même lorsqu’il renverse une pirogue, dans la plupart des cas, ce sont les femelles qui le font en essayant de protéger leurs petits qu’elles défendent, même contre le père. La femelle de cet animal quitte même son clan lorsqu’elle veut mettre bas.

L’hippopotame est un gros animal de la faune sauvage qui peut faire 4,50 m et peser entre 1600 et 3200 kg. C’est une espèce presque en voie de disparition. Il suffit de voir l’intérêt que les visiteurs du zoo national accordent au petit hippopotame pour comprendre que l’animal est devenu rare. La loi numéro 95031 du 20 mars 1995 le soustrait de tout prélèvement de son lieu d’habitat sauf pour des raisons scientifiques.

La sanction contre Moustapha Diallo, chasseur réputé, et tous ceux qui tuent les animaux en voie de disparition doit donc tomber.

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Les commentaires récents (1)

  1. Il y a eux l’autorisation de le faire il a tout le papiers nécessaire il a été appelé parceque l’hippopotame devenait un danger pour les populations de cette localité il détruisait les champs et autres quand un l’hippopotame deviens dangereux c’est les autorités qui appellent les chasseurs qu’ils y ont confiance pour le faire

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