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Twittoscopie: après les massacres de Koulogon, le gouvernement malien à la barre devant l’Assemblée

Cela a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase : 37 personnes tuées à Koulogon, un village peul situé dans le cercle de Bankass (région de Mopti). Ce énième triste événement n’a laissé personne indifférent car il prouve à quel point l’heure est grave. Qu’est-ce qui n’a pas marché ? Pourquoi ces violences multiples dans le centre du Mali ? C’est pour avoir des réponses concrètes à ces préoccupations que les députés ont interpellé le gouvernement malien, le lundi 7 janvier 2019.

Condamnation

Après l’événement tragique de Koulogon, village situé dans la localité de Bankass, le Premier jour de l’an 2019, plusieurs acteurs de la société civile, le gouvernement et beaucoup de maliens étaient sortis de leur silence pour une condamnation sans équivoque.

La colère des citoyens

Certains ne sont pas passés par quatre chemins. Ils ont demandé au gouvernement de prendre ses responsabilités, car le temps n’est plus au discours, alors que des populations civiles désarmées continuent de mourir. Une véritable colère dans les interventions.

Visite du président Keïta

Le Président Keïta, le 4 janvier 2019, avait d’ailleurs effectué une visite surprise dans ladite zone pour apporter son soutien aux populations endeuillées.

A la suite de la dégradation de l’environnement sécuritaire, plusieurs personnes ont fui le centre du Mali pour se réfugier à Bamako et dans les autres grandes villes du pays.

Interpellation du gouvernement par les députés

Le lundi 7 janvier, le gouvernement était face aux députés à l’Assemblée nationale pour apporter des réponses à certaines questions poignantes. Entre autres questions posées par les députés : « les atrocités commises dans le centre sont l’œuvre de qui ? Pourquoi l’État a peur de désarmer la milice de chasseurs traditionnels Dana Amassagou ? »

Le Premier ministre, conscient de l’intérêt des députés pour la question du centre, a apporté des réponses à leurs préoccupations en rappelant l’importance de l’implication de tous les Maliens.

Plusieurs députés, lors de leur interpellation, ont tenu à souligner l’importance de prendre conscience de l’ampleur de la situation et de trouver des solutions concrètes dans l’immédiat. « Il faut qu’on arrête de stigmatiser les Peuls. Malgré les différentes missions effectuées par le Premier ministre et d’autres cadres au centre du Mali, le résultat reste mitigé. Il n’y a pas de conflit intercommunautaire Peul-Dogon mais d’attaques effectuées par des bandits », a déclaré l’honorable Belco Bah du groupe parlementaire APM.

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