candidat vote thé_t-shirt-carte-d-electeur_Bamako_Mali
article comment count is: 0

Aucun candidat n’achètera mon vote

Mohamed Traoré est jeune réparateur à Faladjè Sokoro, un quartier de Bamako. Comme beaucoup de Maliens il a décidé d’aller accomplir son devoir le jour du scrutin présidentiel. Cependant, il refusera l’offre de tout candidat qui tenterait d’acheter sa conscience.

Les Maliens sont appelés aux urnes le 29 juillet prochain pour élire un nouveau un président pour les cinq années à venir. Une présidentielle décisive pour le devenir du pays après celle de 2013. Au moment où certains électeurs s’activent pour se remplir les poches, d’autres n’ont qu’un seul souci : celui d’accomplir leur devoir citoyen le jour du vote. C’est le cas de Mohamed Traoré, un jeune réparateur qui a retiré sa carte d’électeur, deux jours seulement après le début de distribution.

« J’ai retiré ma carte le 23 juin dernier, sans pression aucune. Le jour du scrutin, je veux également accomplir mon autre devoir citoyen en allant voter en toute liberté et sans pression », s’écrie-t-il. Mohamed est déterminé à déchirer tout billet qu’on tentera de lui offrir le jour du vote ou avant. Il veut voter avec la ferme conviction d’avoir contribué à la reconstruction de son pays.

Conscience tranquille

« Cet acte sera pour moi comme une preuve d’amour pour ce pays et de patriotisme. Certes, cela ne changera pas grand-chose aux résultats du scrutin, mais je serai au moins tranquille dans ma conscience durant les cinq prochaines années », poursuit-il. Comme beaucoup de Maliens, Mohamed compte lutter contre la fraude électorale. Dans son atelier de réparation, il fait même de la sensibilisation pour que chacun puisse faire le bon choix.

Au Mali, l’article 130 de la loi électorale, interdit la pratique publicitaire à caractère politique et commerciale. Il s’agit des dons en argent ou en nature, les promesses de faveurs, d’emplois publics ou privés. Les contrevenants sont même passibles d’une peine d’un emprisonnement d’un an à cinq ans et d’une amende de 100 000 F à un million de francs.

Pourtant, beaucoup de politiciens au Mali distribuent de l’argent ou d’autres produits pour séduire les électeurs pendant les campagnes électorales sans être inquiétés.

Partagez-nous votre opinion

Nous utilisons des cookies pour vous garantir la meilleure utilisation sur ce site web.

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Si vous souhaitez en savoir plus sur les cookies que nous utilisons, veuillez lire notre politique relative aux cookies.