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Le Malien veut une chose et son contraire en même temps

Le Mali vit depuis 2013, l’une des pires périodes de son histoire. Sérieusement affecté par les conséquences désastreuses d’une crise territoriale qui est en phase d’ébranler les fondements du pays. Car elle affecte à la fois la vie sociale, économique et culturelle. Le conflit au Nord s’est exporté au centre du pays et pèse sur le terrain politique et économique à Bamako. Selon le blogueur Amadou Konare, nous ne sommes pas encore sortis de l’ornière car le Malien a un sérieux problème de choix.

Beaucoup d’observateurs et analystes se sont penchés sur les causes profondes de la crise. Ils ont identifié les point suivants : la mauvaise gouvernance, le terrorisme international, la pauvreté extrême, etc.

Certes, les gouvernants sont les premiers responsables de la gestion du pays. Cependant, les populations ont également une grande part de responsabilité dans le développement socioéconomique du pays. Je vous donne quatre exemples qui prouvent que le Malien aime souvent une chose et son contraire.

Dépendance financière et classe politique en échec

Premier exemple : la dépendance financière. Nous savons tous que le développement d’une nation doit obligatoirement être axé sur ses propres ressources. Au moment même où nous aspirons à l’émergence économique et sociale de notre pays, nous accordons tout de même une importance capitale aux financements bilatéraux et multilatéraux (France, Etats-Unis, FMI, Banque Mondiale, etc). Nous nous sommes tellement attachés à ces fonds au fil dans années qu’ils sont devenus indispensables à notre économie. Ainsi, nous sommes devenus totalement dépendants des pays développés qui, ne nous leurrons pas, ne peuvent pas être disposés à nous aider indéfiniment.

Deuxième exemple : la classe politique. Depuis plus de 20 ans, notre pays est géré par une classe politique connue de tous. Le constat est que ce groupe d’hommes et de femmes a échoué. Tout le monde est conscient de cela.  Les politiciens actuels sont, pour la plupart, guidés par leur intérêt personnel. Et pourtant, les hommes valables et incorruptibles sont connus, mais ils sont rarement soutenus car leur mode de gestion est difficilement acceptable par une population habituée à des pratiques peu orthodoxes.

Routes meurtrières et système éducatif décevant

Troisième exemple : la circulation routière. L’insécurité routière fait des ravages au sein de la population, surtout chez les jeunes. Tout le monde est conscient du fléau et s’en plaint. Néanmoins, nous nous permettons de refuser de porter les casques de protection. Beaucoup d’entre nous achètent leur permis de conduire au bout de la rue sans maîtriser, au préalable, le code de la route. De plus, nous payons chaque année une petite somme d’argent en pots-de-vin pour avoir le quitus du centre du contrôle technique, sans être sûrs de la qualité technique de nos véhicules.

Quatrième exemple : le système éducatif. Nous savons tous que le niveau de l’éducation dans les familles s’est considérablement détérioré. Depuis plus de 20 ans, le système éducatif malien s’enfonce dans la médiocrité. Mais nous ne sommes pas moins étonnés de constater la manipulation (très facile) de la jeunesse par les politiciens, la multiplication de la violence dans les campus universitaires et l’incivisme généralisé.

Nous devons vraiment nous reprendre. Sachons que nous sommes les premiers responsables de la situation actuelle du pays.

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Les commentaires récents (1)

  1. Vraiment ,j’ai peur de l’avenir et le devenir de mon cher pays Mali . Mon seul conseil, c’est d’être noble et respecter sa dignité. Car vue mon constat est que plus 80% des Maliens ne voient que leurs intérêt et nient l’intérêt du pays . pauvre Malien réveillons nous .il fait jour. et l’heure du dévouement a commencé .N’entendons pas ,commençons a travailler ,évitons les muettes de nos dirigeants pour être dupé a vie.

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