Bac : souvenirs d'une épreuve digne d'un marathon
article comment count is: 4

Bac : souvenirs d’une épreuve digne d’un marathon

Maimouna a obtenu son bac l’an dernier. A travers la plume de Dramane Traoré, elle nous livre ses souvenirs de cette mémorable expérience.

Unique fille d’une classe de terminale sciences, j’ai dû batailler dur tout au long de l’année scolaire pour obtenir de bonnes notes. Aussi, l’idée que je pouvais échouer ne m’a pas un seul instant effleuré l’esprit.

Cependant, à une semaine de l’examen, je n’étais plus aussi sûre de moi. Il m’est arrivé de sécher sur les exercices les plus banals. Mais grâce aux conseils de certains de mes professeurs, cette situation n’a duré que trois jours. Elle s’expliquait, m’a-t-on dit, par le stress et la fatigue qui sont les conséquences de longues séances d’exercices que je m’étais imposé les dernières semaines pour venir à bout d’anciens sujets. C’est pourquoi, à trois jours du bac, je ne consacrais que peu de temps aux exercices, préférant m’appesantir sur les cours que j’arrivais d’ailleurs à assimiler sans forcer.

Des doutes au départ

A la veille de l’examen, je me suis reposée toute la journée. Vers 16h00, j’ai fait du footing et c’est seulement à 20h00 que j’ai révisé pendant une heure, avant d’aller me coucher.

C’est tout naturellement avec les mathématiques que s’est ouvert le cortège des épreuves. Après cinq minutes de lecture silencieuse, j’étais rassurée. Le sujet : deux exercices et un problème, tout ce qu’il y avait de plus classique dans ce domaine. Au bout de 45 minutes, j’ai fini le premier exercice et j’ai pris 15 minutes pour vérifier soigneusement mes calculs. Deux heures, c’est ce qu’il m’a fallu pour en découdre avec le problème dont les deux dernières questions m’avaient presque fait perdre la tête. L’exercice 2 était, à mon avis, trop long car le temps restant ne m’a pas suffi à le terminer.

Dès les premières tentatives, mes nerfs ont lâché. Entre analyser les expériences proposées et les interpréter, je me suis perdue par moment. Mais je crois avoir fait le nécessaire pour sauver les meubles.  Le lendemain, nous avons croisé le fer avec l’épreuve des sciences physiques, ma bête noire. Alors que je m’attendais à un sujet costaud, celui-ci s’est révélé être plus qu’abordable. La chance s’est même invitée à la partie, car le problème figurait parmi ceux que j’avais traités à la maison, deux semaines auparavant.

Si la possibilité d’échouer s’est dissipée avec l’épreuve de physique, le doute est revenu le soir quand rendez-vous a été pris avec la langue de Shakespeare. Ici, je ne crois pas avoir assuré.

Le bac en poche

Le dernier jour, à la vue de l’épreuve de philosophie, j’ai sursauté de joie. Entre trois sujets de dissertation dont un en rapport avec les sciences, mon choix a été vite fait. Nos éternels débats avec notre professeur sur le thème sont venus à mon secours. Trois citations d’auteurs m’ont été utiles pour appuyer mes arguments. Au bout de deux heures et demi d’intenses réflexions, j’ai terminé.

L’attente des résultats m’a paru bien longue mais le jour fatidique a fini par arriver. Dans la cour de notre école, des cris de joie et des pleurs s’entremêlaient. J’en étais écœurée et beaucoup, mais à l’annonce de mon nom, l’endroit m’a paru trop petit pour contenir ma joie. J’ai sitôt couru vers mes parents pour leur annoncer la bonne nouvelle.

J’ai réussi. Ce n’était pas facile, mais j’y suis arrivée.

Partagez-nous votre opinion

Les commentaires récents (4)

  1. J’ai obtenu mon baccalauréat en 2011 au lycée Cabral de Ségou et j’ai l’impression d’avoir vécu la même chose que Maïmouna . Le bac a été l’examen le plus important de ma vie et je l’ai gagné en restant dans le doute mais en travaillant dur et oui dur si je peux le dire. Le 15 août 2011 annonçait le résultat du baccalauréat et j’étais parmi les heureux admis et c’était une immense joie qui régnait dans ma famille . Je profite l’occasion pour souhaiter une bonne à toutes les candidates et candidats et à benbere également. Savadogo Abdramane.

  2. J’ai obtenu mon baccalauréat en 2011 au lycée Cabral de Ségou et j’ai l’impression d’avoir vécu la même chose que Maïmouna . Le bac a été l’examen le plus important de ma vie et je l’ai gagné en restant dans le doute mais en travaillant dur et oui dur si je peux le dire. Le 15 août 2011 annonçait le résultat du baccalauréat et j’étais parmi les heureux admis et c’était une immense joie qui régnait dans ma famille . Je profite l’occasion pour souhaiter une bonne à toutes les candidates et candidats et à benbere également. Savadogo Abdramane. Émail [email protected]