Le moringa, une opportunité inexploitée
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Le moringa, une opportunité inexploitée

Le moringa, connu scientifiquement sous le nom de « moringa oleifera », et appelé au Mali « bassi yirini », est un arbre méconnu par la majorité de la population mais riche en opportunités.  

« Le moringa est une plante qui guérit beaucoup de maladies », affirme Dr Cissé, une pharmacienne qui en vend. Dans sa pharmacie, elle vend des graines et des poudres de moringa. Beaucoup de ses patients diabétiques ont vu leur état s’améliorer depuis qu’ils ont commencé à l’utiliser. Elle le recommande aussi pour le traitement d’autres maladies comme l’eczéma, les pieds d’athlète, la colopathie… 

Le moringa fait partie de ces produits naturels sans risques, et encore à mon avis trop sous-exploité. Arbre de petite taille, assez léger avec un feuillage dense, le moringa oleifera est cultivé dans toutes les zones tropicales. Ses bienfaits sont nutritionnels et médicinaux.  

Les différentes parties de cet arbre, feuilles, graines, gousses de graines sont grandement utilisées dans la médecine traditionnelle de nombreuses cultures depuis très longtemps. Les problèmes de nutrition, le diabète,  l’obésité, ou encore le cholestérol peuvent être soignés par ces plantes. Elle a des effets antioxydants et anti-inflammatoires. Les tourteaux de graines peuvent également servir à à filtrer et obrenir de l’eau potable à moindre coût.  

Si les produits pharmaceutiques sont critiqués pour leurs chertés et surtout leurs risques de pouvoir provoquer des effets secondaires, les produits naturels sont pour la plupart moins chers et sans conséquences. Le moringa constitue non seulement un moyen de satisfaire une demande de produits de soins naturels, mais aussi une source d’enrichissement. 

Sur le plan économique 

Dr. Cissé nous apprend qu’elle avait un projet de transformation du moringa en sirop. Par faute de financement, elle n’a pu réaliser son projet. Cela devait être une industrie qui allait permettre le recrutement de beaucoup de jeunes, d’apporter une source de revenu supplémentaire à l’Etat à travers le paiement des taxes et impôts et surtout de constituer une opportunité de marché pour les producteurs de la plante moringa. 

Mme Sangaré, vendeuse de produits moringa, nous apprend qu’elle vit de cette activité. « Depuis des années, je vends les graines et les poudres de moringa. Mes clients sont fidèles et apprécient beaucoup le produit ». Les sources d’approvisionnement en gousse (fruit) de moringa de Mme Sangaré sont à Ouéléssébougou, Sikasso et Kayes. Souvent, pour insuffisance de l’offre locale, elle se fait approvisionner depuis le Burkina Faso.    

Un échange avec le chef du service crédit agricole de Kafo Jiguinew, nous a permis d’apprendre qu’un client de cette institution avait fait une demande de prêt afin d’exploiter cinq hectares dans la culture du moringa. Malheureusement, par faute d’existence d’un titre foncier du champ, ce dernier n’a pu obtenir le financement.  

La filière moringa doit attirer l’attention des autorités maliennes. Elles qui ont pour responsabilité de faire du Mali un pays prospère.  

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